Les deux musées au programme, le centre Pompidou et le musée Guggenheim

Posté le 6 septembre 2015 par meunierlagier dans ARCHIVES, la modernité, TROISIEME

DES GENERALITES A CONNAITRE

LE CENTRE POMPIDOU

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Le Centre Pompidou est inauguré le 31 janvier 1977. Dès son ouverture au public, le 2 février 1977, il rencontre un immense succès, très au-delà de toutes les espérances. Il devient vite l’un des lieux culturels les plus fréquentés au monde et l’un des monuments les plus visités de France. La fin des années 70 et les années 80 voient le Centre proposer des expositions qui marquent leur temps : la série des « Paris-… » (« Paris-New York », « Paris-Berlin », « Paris-Moscou », « Paris-Paris »), « Vienne, naissance d’un siècle », « les Immatériaux », « Mémoires du futur », « Cartes et figures de la Terre », « les Magiciens de la Terre »… Sous l’impulsion de ses directeurs, Pontus Hulten, puis Dominique Bozo, la collection du MNAM est considérablement développée et devient l’une des toutes premières au monde dans le domaine de l’art moderne et contemporain. A la faveur d’une réforme globale de l’organisation du Centre Pompidou créant notamment le Département du développement culturel (Ddc) en réunissant les spectacles vivants, les cinémas et les activités de parole, la fusion du Mnam et du Cci permet la constitution d’une collection d’architecture et de design, devenue en vingt ans l’une des plus remarquables au monde. Après vingt ans d’activité et après avoir reçu plus de 150 millions de visiteurs, le Centre Pompidou procède à des travaux de rénovation, à l’initiative du Président Jean-Jacques Aillagon. L’Etat alloue les crédits permettant de créer des espaces supplémentaires nécessaires à la présentation des collections et au développement des activités du spectacle vivant. Ainsi, 100 000 m2 de surface sont réaménagés entre octobre 1997 et décembre 1999. Le Centre Pompidou procède à une révision de son organigramme qui lui permet de mieux répondre à ses missions au sein du Mnam-Cci (inventaire, conservation, restauration et enrichissement du fonds) mais également pour les activités liées aux spectacles vivants et à la médiation. Ainsi, le Centre Pompidou rouvre ses portes au public le 1er  janvier 2000 : le succès est de nouveau au rendez-vous, avec une moyenne de 16 000 visiteurs par jour en 2000.

 

 

LE MUSEE GUGGENHEIM

Avec ses 24 000 m2 de superficie, dont 11 000 destinés aux expositions, l’édifice s’érige en un véritable événement architectural, grâce à sa configuration audacieuse et à son design innovateur, qui conforment une séduisante toile de fond pour l’art qui y est exposé.

Frank O. Gehry est considéré comme l’un des architectes les plus importants et les plus influents de notre temps. On le connaît à l’échelle internationale pour son architecture personnelle, qui incorpore de nouvelles formes et de nouveaux matériaux, et pour sa sensibilité particulière au contexte qui l’entoure. Le Musée Guggenheim Bilbao est une de ses créations les plus remarquables. Gehry a reçu les plus prestigieux prix décernés dans le domaine de l’architecture, comme le Prix Pritzker, qu’il s’est vu concédé en 1989; ou le Prix Impérial Japonais, qu’il a reçu en 1992. Actuellement, le siège de Gehry Partners, LLP se trouve à Los Angeles et Frank Gehry dirige personnellement chaque projet développé par sa firme pour des clients du monde entier. L’ensemble de la création de Gehry constitue une œuvre d’art sculpturale et spectaculaire, parfaitement intégrée dans la trame urbaine de Bilbao et son cadre environnant. La construction du Musée Guggenheim Bilbao se déroula entre octobre 1993 et octobre 1997. L’emplacement choisi, sur un méandre de la ria et au détour d’un ancien quai à usage portuaire et industriel, permit la récupération de la ria du Nervión pour la ville et sa réurbanisation pour la culture et les loisirs. En raison de la complexité mathématique des formes curvilignes projetées par Gehry, celui-ci décida d’utiliser un logiciel ultramoderne, CATIA, employé à l’origine dans l’industrie aérospatiale, pour représenter fidèlement son concept de la structure et en faciliter la construction. Pour le revêtement extérieur de l’édifice, l’architecte choisit le titane, après avoir écarté d’autres matières et vérifié son comportement sur des échantillons placés à l’extérieur de son propre studio. La finition des près de 33.000 fines plaques de titane aboutit à un effet rugueux et organique, auquel viennent s’ajouter les changements de couleur du matériau selon les variations atmosphériques. Les deux autres matériaux employés dans l’édifice, la pierre calcaire et le verre, s’harmonisent à la perfection, formant une création architecturale à grand impact visuel, qui s’érige aujourd’hui en véritable symbole de la ville dans le monde entier. Le Musée est situé dans un ancien quartier industriel récemment urbanisé, au milieu d’agréables places et de belles promenades. La place et l’entrée principale du Musée se trouvent au bout de la rue Iparragirre, l’une des artères névralgiques qui traversent en diagonale Bilbao, dans une tentative pour étendre le centre urbain jusqu’à la porte même du Musée. Une fois sur la place, le promeneur accède au Vestibule en descendant un large escalier, un recours architectural peu fréquent qui résout ici avec bonheur la différence entre la cote de la ria du Nervión, où se situe le Musée, et le niveau de la ville, rendant possible un édifice spectaculaire qui néanmoins ne dépasse pas la hauteur des constructions voisines. La partie la plus haute de l’édifice est couronnée par une grande verrière en forme de fleur métallique sous laquelle se situe l’Atrium, l’un des traits les plus caractéristiques du Musée.L’extérieur du Musée, dont le périmètre peut être parcouru dans son intégralité, présente différentes configurations suivant les multiples perspectives et sert aussi d’espace d’exposition aux pièces de divers créateurs, comme Louise Bourgeois, Eduardo Chillida, Yves Klein, Jeff Koons ou Fujiko Nakaya. La parcelle où se dresse l’édifice est traversée à l’une de ses extrémités par le Pont de la Salve qui, depuis 2007, sert de support à l’intervention sculpturale commandée par le Musée à Daniel Buren, intitulée Arcos rojos / Arku Gorriak. Sous le pont, la salle 104, une énorme galerie exempte de colonnes, abrite l’installation sculpturale de Richard Serra, La Matière du Temps, et vient heurter à son extrémité une tour, sculpture qui couronne la création architecturale et vient embrasser le pont colossal en l’intégrant avec efficacité à l’édifice.

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